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Kate Bush

© Noble   &   Brits Ltd
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Blanche-Neige of Pop.

Elle est l’une des grandes dames de la pop de ces trente dernières années. Son univers décalé et son style ont inspiré des artistes telles que Florence Welch ou Alison Goldfrapp. Cet hiver, Kate Bush dévoile un nouvel opus où la neige et les odes hivernales diffusent une enivrante ambiance glacée.

Il plane sur le nouvel album de Kate Bush une atmosphère de saison. Après avoir fait attendre ses fans pendant 15 ans en 2005 via la sortie de l’inoubliable « Arial », Kate sort cette année deux albums ! Une véritable avalanche musicale quand on sait à quel point elle est une artiste à la discographie aussi clairsemée que précieuse. Alors qu’elle révélait en début d’année le très décevant « Director’s Cut » où elle revisitait ses albums culte « The Sensual World » et  »The Red Shoes », elle présente cet hiver « 50 Words For Snow ». Référence aux multitudes de façon de dire neige chez les Eskimos, 50 Words For Snow a été enregistré en mai dernier durant les sessions d’enregistrement de Director’s Cut.

Depuis ses débuts en 1978, Kate Bush a toujours intrigué, à l’image de son univers, à la fois décalé, un rien rural et néo-fashion. Elle a inspiré des artistes telles que Florence and the Machine, Björk, Emilie Simon ou Alison Goldfrapp qui avouent volontiers leur adoration pour l’œuvre de la grande Kate.

Née le 30 juillet 1958 à Bexleyheath dans le Kent, au sud-est de Londres, Kate a passé son enfance dans une ancienne et vaste ferme à East Wickham et a grandi dans une famille particulièrement ouverte aux arts  : son père est médecin mais joue volontiers du piano alors que sa mère Hannah Bush, d’origine irlandaise, chante des airs de son pays natal. Un beau jour, un ami de la famille Bush fait écouter les cassettes rudimentaires enregistrées par la jeune prodige à un certain David Gilmour ( guitariste de Pink Floyd ). En écoutant ces enregistrements, ce dernier est tout de suite subjugué par la voix au timbre flûté de Kate, mais aussi par son talent d’écriture et d’arrangement. Mais c’est en 1980 et avec l’incontournable « Babooshka » que Kate Bush deviendra une icône planétaire.

Artiste jusqu’au bout des doigts, un brin ermite, Kate Bush n’a jamais été très friande des joies et des dérivés de la célébrité, bien qu’elle n’aime pas être considérée comme une recluse  : « Un reclus, c’est quelqu’un qui ne voit personne, ne sort jamais. Ce n’est pas mon cas. Je vois des gens mais je passe beaucoup de temps en studio, et je ne vais pas dans beaucoup de fêtes ou de premières. Tout spécialement, lors de ces dix dernières années, j’ai mené une vie très normale. Et j’en ai été heureuse ». Aussi à l’aise en studio que comme femme au foyer, l’interprète de This Woman Works avoue qu’elle apprécie particulièrement le rituel de la…lessive  ! « J’effectue beaucoup de travaux ménagers, et j’aime particulièrement la lessive. Il y a une connexion entre le lavage, les habits et la personne qui porte ces habits, l’eau qui tourne dans la machine à laver et la mer. Je fais beaucoup de lessives, surtout depuis que j’ai un enfant. C’est une manière, je crois, d’être près de mes racines et près de la vie. Gamine, je voyais ma mère laver et être la personne centrale de la maison. C’est incroyablement important pour moi. Tenir une maison, je ne le vois pas comme un servage ».
Kate Bush 50 Words For Snow, EMI